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A l'instar des chasseurs et des pêcheurs qui doivent acheter un permis pour pratiquer leur loisir favori, les vététistes français devront-ils bientôt cotiser pour être autorisés à utiliser les chemins ?
Si l'on en croit des rumeurs persistantes, des députés se prépare à lancer une réforme innovante en ce domaine.
La France est un véritable paradis pour le VTT. Avec plusieurs milliers de kilomètres de sentiers.
Les flux des pratiquants de VTT sont considérables, néanmoins cette situation n'est pas satisfaisante pour les gestionnaires touristiques des différents départements. En effet, alors que le touriste ordinaire dépense environ 50 euros par jour de vacance, la contribution moyenne d'un vététiste ne dépasse pas les 10 euros.
L'insuffisante rentabilité du tourisme lié à la pratique du VTT est si criante, qu'elle a pu amener récemment certaines des plus hautes autorités départementales à parler de "routards" impécunieux.
Paradoxalement, les études sociologiques montrent que la population des pratiquants de VTT ne provient pourtant pas des couches sociales les plus défavorisées. Bien au contraire, un sondage effectué pendant une grande épreuve nationale donnait une proportion de 22% d'employés, 26% de cadres et 16% de cadres supérieurs et dirigeants. Et donc rien ne s'oppose à ce que les vététistes contribuent davantage au bien être économique du pays.
Forts de ces observations plusieurs élus locaux ont décidé de réagir.
Applicable dès le début de la prochaine saison touristique, le 01/04/2005, le projet qui se met lentement en place consistera à demander aux pratiquants une contribution modique, mais néanmoins significative, en échange de l'autorisation d'utiliser les chemins.
Concrètement, il serait mis en place une "carte VTT" dont la détention serait obligatoire lors du parcours des chemins balisés. La réalisation de cette carte serait confiée à une grande entreprise marseillaise qui mis au point un prototype de carte informatisée et infalsifiable, qui utilise le dernier cri de la technologie en matière de reconnaissance biométrique.
Les cartes seraient vendues dans les librairies, débit de tabac et Office de Tourisme. La possibilité de les commander par Internet, serait à l'étude.
Les gardes-chasses, les gardes-forestiers et la gendarmerie seront chargés d'en assurer le contrôle et de verbaliser les contrevenants avec des amendes dissuasives assurant ainsi aux départements une nouvelle et intéressante source de revenu.
Il n'en reste pas moins que cette réforme courageuse, et nécessaire pour l'équilibre des finances publiques, risque de ne pas être aisément mise en oeuvre tant les archaïsmes et les conservatismes sont tenaces dans notre pays. Et comme nous le déclarait avec une pointe d'humour l'un des responsables du projet: "Le chemin est droit mais la pente est raide !".
A bientôt sur les chemins avec votre badge infalsifiable...
Article publié le 01/04/2004
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