Mise à jour août 2026 : la gamme a beaucoup évolué depuis notre première présentation
Alors que le VTTAE a conquis une large part du marché, un autre type d'assistance est apparu : l'exosquelette. Le principe séduit sur le papier — un coup de pouce aux jambes, sans changer de vélo.
Nous avions présenté l'Hypershell X en juillet 2025. Un an plus tard, la gamme s'est étoffée et les caractéristiques ont changé. Voici où en est ce produit, et ce qu'il faut en penser.
Qu'est-ce qu'un exosquelette de hanche ?
Rien à voir avec l'armure de science-fiction. Il s'agit d'une ceinture rigide, prolongée par deux bras motorisés le long des cuisses, avec une batterie dans le dos.
Des capteurs détectent le mouvement, un algorithme calcule l'assistance, deux moteurs aident la hanche à monter la jambe. L'appareil se pilote par application, avec des modes selon le terrain.
Le poids tourne autour de deux kilos, batterie comprise selon les versions.

La gamme Hypershell en 2026
C'est là que les choses ont bougé. Attention, tous les chiffres qui suivent sont annoncés par le constructeur et n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante.
Le X Ultra, lancé en septembre 2025, est le haut de gamme. Moteur porté à 1000 W de puissance de crête, autonomie annoncée à 30 km, construction en carbone et alliage de titane. Douze modes de terrain, dont un mode Cycling+ et un mode descente censé ménager les genoux.
Le Pro X annonce une réduction d'effort de 30 %, une assistance jusqu'à 20 km/h et 17 km d'autonomie, pour environ deux kilos.
Le Go X, l'entrée de gamme, descend à 20 % de réduction d'effort, 12 km/h et 15 km d'autonomie.
Le Carbon X reprend les caractéristiques du Pro dans une version allégée.
La dénomination des modèles a changé plusieurs fois depuis 2024 et reste confuse. Si vous envisagez un achat, vérifiez les caractéristiques exactes sur le site de la marque plutôt que dans les comparatifs — beaucoup mélangent encore les générations.
Les promesses à VTT et en randonnée
Le constructeur met en avant une réduction d'effort de 30 %, une augmentation de la force des jambes de 40 % et une compensation de charge pouvant atteindre 30 kg de poids ressenti.
Sur le terrain, les testeurs qui ont pris ces machines en main confirment un gain réel en montée. C'est l'usage où l'assistance se sent le mieux, et le plus souvent cité.
Ils signalent aussi deux réserves qui reviennent systématiquement. D'abord un temps d'adaptation : sur terrain plat, la sensation de ne plus tout à fait commander ses jambes est déroutante au début. Ensuite une autonomie réelle généralement inférieure à celle annoncée — rien d'anormal pour un produit à batterie, mais à prendre en compte avant de planifier une sortie.

À qui ça peut servir
Le public visé est large, mais les cas d'usage vraiment convaincants sont plus étroits que ne le suggère la communication de la marque.
Les randonneurs qui portent des charges lourdes sur de longues distances y trouvent un bénéfice mesurable. C'est l'usage pour lequel l'appareil a été conçu.
Les vététistes, eux, doivent se poser une question préalable : pour rouler, un VTTAE fait mieux, moins cher et avec plus d'autonomie. L'exosquelette n'a d'intérêt que dans les phases où l'on quitte la selle ( portage, approche à pied.
Enfin, les personnes dont les articulations limitent la marche. C'est sans doute l'usage le plus pertinent, et paradoxalement celui dont on parle le moins. Attention toutefois : ce n'est pas un dispositif médical, le fabricant le précise lui-même, et l'appareil suppose de conserver une certaine mobilité des jambes.
Pour aller plus loin, lire notre analyse : un exosquelette pour le VTT, est-ce que ça a vraiment du sens ?
